À l’heure où juniors et seniors abordent la dernière ligne droite de la saison, l’entraîneur Jules Mosser revient sur ces semaines intenses. « La dernière fois qu’on s’est vus, on partait sur la web-confrontation à Saint-Raphaël. Ce fut plutôt une bonne compétition, très encourageante. » glisse-t-il, comme pour remettre le fil en route.
Chez les juniors, même si les esprits sont tournés vers les « France » juniors prévus à Chalon-sur-Saône du 25 au 30 mai, la suite a été plus heurtée. Arthur Audot, Lily-Rose Soto et Noé Roda-Amier avaient déjà validé leurs temps en décembre, une avance confortable qui a parfois entraîné un relâchement. Jules ne s’en cache pas. « Oui, il y a eu une petite démobilisation. Ça arrive. Entre les fêtes, le stage de Dijon en février, le brevet qui approche… On a tiré sur la machine. » dit-il, lucide.
Pour relancer tout le monde, il a pris une décision rare : donner une semaine complète de repos durant les congés d’avril. Et ce choix a porté ses fruits ! Lors du deuxième meeting à Saint-Raphaël, les trois espoirs ont retrouvé rythme et envie. Comme si la coupure avait remis les compteurs à zéro.

Une compétition de la dernière chance pour décrocher les billets pour « France » juniors, au cours de laquelle Maude Grémon a créé la surprise !
En effet, cette dernière a réussi à valider sa qualification — non pas au temps — mais via le ranking. « Elle n’a pas réalisé le temps, mais la fédération repêche jusqu’à un certain classement. Et elle est rentrée dedans. » précise le coach. Elle pourra ainsi nager son 200 m papillon, et sans doute ajouter un 100 m papillon en complément.
Le rendez-vous se déroulera en grand bassin, un détail qui ne l’inquiète pas. Bien au contraire. « Malgré le fait qu’on fasse majoritairement du petit bain, je les trouve plus à l’aise en grand. Arthur, le grand bain, ça lui réussit vachement. Noé, une fois lancé, c’est un TGV. » sourit-il, confiant.
Ce déplacement en Saône-et-Loire se fera avec quelques parents, dont Nicolas Roda, le président du club. Jules veille toutefois à préserver un cadre clair. « On met un point d’honneur à ce que les parents interfèrent le moins possible dans la perf. Les enfants sortent de l’eau, ils viennent me voir, on débriefe. Ensuite seulement, on va voir les parents. » rappelle-t-il.
Pour Arthur et Lily, ces prochaines semaine auront sans aucun doute un goût un peu particulier. Car ils participeront à leurs dernières compétitions sous les couleurs laurentines avant un probable départ vers Nice ou Antibes. Noé, plus jeune, devrait rester encore une saison. Quant à Maud, déjà lycéenne, elle poursuivra l’aventure à la « Porte de France ».

En ce qui concerne les non-qualifiés, l’aventure n’est pas encore finie pour eux ! Après avoir survolé les phases départementales et régionales, Ian, Léa, Momoka et Cilia participeront de leur côté aux Championnats de France UNSS du 26 au 28 mai à Forbach.
Chez les seniors, le printemps a été tout aussi animé, avec en ligne de mire les Championnats de France élite. Une compétition qui se déroulera du 27 juin au 2 juillet à Saint-Étienne, pour laquelle trois licenciés sont engagés : Nolan, Evan et Lisa.
Nolan était passé à deux centièmes de la qualification en mars, freiné par une erreur technique récurrente. « Il nageait trop près de la ligne, il la touchait, ça le ralentissait. » raconte Jules. En avril, tout s’est aligné : il a corrigé, validé son temps et décroché sa place. Pour cet étudiant de 21 ans en STAPS, dont l’objectif était la qualif’, la suite sera « que du bonus ».

Evan et Lisa, eux, sont tournés vers la deuxième étape du Challenge national, également ce week-end à Dijon. Revenu au club il y a « deux-trois ans », Evan, spécialiste du 100 m dos, figure virtuellement parmi les quatre premiers après la première étape d’avril. Il devra confirmer pour valider son ticket pour les élites. Lisa, « doyenne du club au niveau expérience », tentera sa chance sur 50 et 100 papillon, dans un plateau relevé.
Pour Jules, la ligne reste claire : apprendre, oser, ne pas craindre l’échec. « Peu importe ce qu’ils vont nous proposer dans l’eau, il ne va rien se passer de grave. Le but, c’est de s’amuser, de prendre des risques et de se faire plaisir. » dit-il. Le message est posé. Aux nageurs, désormais, de se… mouiller.