Pour rappel, le club dirigé par Laure Valdor avait réussi un petit exploit avant même de prendre la route : qualifier tous les ensembles pour les championnats nationaux. Une performance rare, portée par les entraîneurs, les bénévoles et les familles, qui ont accompagné les filles tout au long de l'année.
Le premier rendez-vous s’est tenu à Tourcoing, le week-end du 7 juin. Et c'est la jeune Emilia avec ses quatre passages qui a ouvert le bal !

La jeune gymnaste a montré une nette progression, gagnant « en vitesse d’exécution, en amplitude, en technique ». Longtemps en tête, elle finit malheureusement à la cinquième place après une erreur au ruban. La directrice technique, Frédérique Taulane, rappelle que « ce n’est vraiment pas le résultat qui compte, elle est plutôt sur le plan préparatoire pour sa carrière de haut niveau », inscrivant cette performance dans une trajectoire de formation.
Dans la catégorie DN, l’équipe arrivait avec une saison régulière et une motivation intacte. L'entraineur principal salut la progression d’Emma, qui « l’an dernier n’avait pas géré la pression et cette année, elle la gère ». Le passage collectif a été moins maîtrisé, marqué par des erreurs « comme jamais, elles ont fait ». Une chose est sûre : « ce n’est pas ce qu’elles sont capables de faire ». Malgré cela, l’équipe se maintient tout de même en National 2. Mission accomplie !


Le lendemain, les nationales 15 ans et moins ont, elles aussi, commis une erreur qui les a reléguées à la seizième place. Frédérique glisse qu'« elles auraient pu viser un podium », rappelant le potentiel de ce groupe.
Toutefois, le bilan global de ce passage dans les Hauts de France reste positif. Même si les laurentines ont parfois été contrariées par des détails qui comptent à ce niveau, elles ont malgré tout montré de belles choses.
Une semaine plus tard, c'est à Metz que nous retrouvions les fédérales A et les nationales 10-11.

Les fédérales 10-11 ans ont ouvert la compétition avec une sortie de cerceau qui a perturbé le début du passage. Elles terminent quinzièmes, une place solide pour une équipe qui, selon Frédérique, « aurait pu faire un podium ».
Les nationales 10-11 ans ont ensuite réalisé un passage remarquable, longtemps classé dans les premières places. L’entraîneur résumait qu' « elles ont fait un super passage, rien à dire ». Une notation plus sévère sur les difficultés corporelles les a finalement placées cinquièmes, une très belle performance.
La matinée des championnats de France a ensuite mis en scène les ensembles plus âgés. L’ensemble fédéral A 15 ans et moins, attendu sur le podium, a enchaîné des erreurs inhabituelles qui les ont reléguées treizièmes.
L’ensemble fédéral A 13 ans et moins, repêché pour ces finales, a présenté un passage magnifique. Frédérique racontait qu’« elles étaient en tête jusqu’à l’avant-dernier passage », avant de terminer quatrièmes. « C’est une super place, incroyable », saluait-elle.
L’après-midi a été plus compliqué pour l’ensemble fédéral A toute catégorie. Une gymnaste blessée à la cheville la semaine précédente, puis une autre victime d’un accident de voiture deux jours avant la compétition, ont bouleversé l’organisation.
La remplaçante a dû « apprendre le rôle sur le parking avant de passer ». nous confie Frédérique. Leur passage a été difficile et la place obtenue ne reflète pas leur niveau habituel.

Ces résultats à Metz s’inscrivent dans la continuité de ce qui avait été annoncé en amont. La directrice technique rappelle que l’objectif n’était pas de mettre une pression excessive sur les fédérales A, mais de leur permettre de montrer ce qu’elles savent faire. Elle insiste sur la qualité du travail fourni tout au long de la saison et sur la capacité du groupe à se présenter avec sérieux.
Le fait que toutes les équipes aient été qualifiées pour les France, y compris les fédérales A 13 ans et moins repêchées, constitue une performance majuscule pour cette association.
De Bourg-en-Bresse à Marseille, de Tourcoing à Metz, les gymnastes du Stade Laurentin GR ont traversé une quinzaine dense, faite de découvertes, de passages assurés ou moins maîtrisés, mais toujours portée par un collectif soudé. À Metz, le club a pu mesurer le chemin parcouru : toutes ses équipes étaient au rendez-vous, certaines avec des médailles, d’autres avec des classements solides, toutes avec l’envie de défendre leurs couleurs.
La saison s’est achevée le 20 juin avec le gala, dernier gros rendez-vous avant la trêve estivale. Une manière de refermer ce chapitre national en mettant en avant ce qui fait la force du Stade Laurentin GR : un travail sérieux, une préparation mentale patiente et un esprit de club qui ne se dément jamais.