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STADE LAURENTIN DANSE-GYM : "UNE CRISE TERRIBLE POUR NOS FINANCES"
Stages de Pâques annulés. Gala de fin d'année impossible à organiser. La crise du Covid-19 n'en finit pas d'avoir des répercussions sur la vie des clubs. On fait le point avec Tyne Manassero

Rideau sur la saison 2019-2020 pour le Stade Laurentin Danse-Gym. Un club privé des prouesses corporelles et des rires de ses jeunes adhérents depuis la mi-mars. Depuis ce fameux discours télévisé d’Emmanuel Macron annonçant l’entrée en « guerre » contre le coronavirus et stoppant d’un mot le pays tout entier. En un jour, les clubs de sport ont plié boutique, rangé leurs accessoires en attendant des jours meilleurs. Ce fut, évidemment, le cas du Stade Laurentin Danse-Gym cher à Tyne Manassero. Une directrice qui, à quelques semaines de son départ à la retraite, rêvait sans doute d’un autre scénario.

Car cette fin de saison a été précipitée par cette épidemie. Et, compte tenu des mesures de distanciation sociale en vigueur, les membres de l’association devront attendre septembre pour fouler à nouveau le parquet de Joseph-Pagnol.

Un coup dur pour l'ensemble des passionnés de danse et de gym qui doivent renoncer à ces moments de plaisir, d'apprentissage et de partage. Un coup dur aussi pour les finances du club. Deux stages programmés ont dû être annulés durant le confinement : l’un à Pâques destiné aux enfants et qui affichait complet ; l’autre au mois de mai pour les adultes.

A cela s’ajoute le gala de fin d’année, lui aussi impossible à organiser dans ce contexte de crise sanitaire. Un spectacle pour lequel l’association avait déjà engagé « 5000 € de frais pour l’achat des costumes », confie Tyne Manassero. Une directrice artistique qui estime à quelque 20 000 € la perte financière totale pour le club. « C’est impressionnant, terrible pour l’association », souffle-t-elle.

Mais, forte de ses 47 ans d'enseignement, Tyne ne se décourage pas pour autant. La relève au sein de la structure est déjà bien en place avec deux profs diplômées d’Etat prêtes à prendre les manettes. « Elles préparent une rentrée de folie » promet la future retraitée.