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DENIS MASSEGLIA : " J'AI ENVIE DE POSITIVER ! "
Au sortir de la réunion en visioconférence avec Emmanuel Macron, le président du comité national olympique et sportif français estime que le sport français a été entendu du moins écouté

Le président du Comité national olympique et sportif français, Denis Masseglia, était récemment monté au créneau pour déplorer la quasi-absence du sport dans les différents plans de relance annoncés par le gouvernement, notamment via une tribune intitulée "SOS sport en détresse".

Au sortir de la réunion qui s’est tenue mardi 17 novembre au matin pendant plus de deux heures en visioconférence avec le président de la République, le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement, le Marseillais a voulu y voir quelques bonnes nouvelles. "J’ai envie de positiver, a-t-il insisté à plusieurs reprises lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée, elle aussi, en visioconférence. Emmanuel Macron a fixé le cap. C’est tellement important que le président de la République fixe le cap ! On peut se réjouir car cette réunion peut être un signal vers une autre forme de considération du sport dans notre pays. Ce qui s’est passé aujourd’hui (lire mardi, ndlr) n’est pas quelque chose d’anodin, même si on n’évoque pas des milliards : ce n’est pas tous les jours que le président de la République, le Premier ministre et des ministres prennent de leur temps pour parler de sport et, selon comment évolueront les choses, peut-être que l’on pourra dire que le 17 novembre marquera une grande date dans l’histoire du sport français. Ça peut et ça doit être le point de départ d’une autre relation entre le mouvement sportif et l’État."

Le président du CNOSF estime que, dans les grandes lignes, le sport français a été sinon entendu, au moins écouté. "Quatre points nous paraissaient essentiels : le retour dès que possible des jeunes en club ; la création du "pass-sport", qui est une aide aux familles au bénéfice du sport que nous appelions de nos voeux et pour laquelle le président a dit "on y va" ; l’aide aux fédérations à faible budget et l’aide aux clubs. On peut toujours penser que ce n’est pas assez, mais je crois qu’on doit apprécier ces annonces à leur juste valeur. On avait besoin d’être entendus. L’écoute a été très attentive. Il y a eu beaucoup de respect. On est mieux partis pour affronter les difficultés qui nous attendent. On peut se mettre au travail de manière plus volontariste.

" La prise en compte du sport par la Nation "

Et du travail, il n’en manquera pas. "Un point régulier de la situation sera fait toutes les deux à trois semaines. C’est important pour nous, car plus il y aura du dialogue, plus les mesures qu’il faudra prendre seront comprises. C’est la seule manière de bien gérer les contraintes : ça paraissait surprenant pour beaucoup que la jauge du Stade de France soit limitée à 1000 spectateurs alors que l’on pouvait se retrouver à bien plus dans un centre commercial…"

Mesure phare dans les annonces selon le président du CNOSF, la création du "pass-sport". "Pour la première fois, l’État va aider à l’accès au sport. Un tel dispositif n’existait jusqu’à présent que dans certaines collectivités. Cela montre la prise en compte du sport par la Nation. Et il nous apparaît important que cette mesure soit pérenne."