©Photo Laurent Thareau
L'ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE À NOUVEAU AUTORISÉE, MÊME EN INTÉRIEUR, SUR TOUT LE TERRITOIRE
Le gouvernement a opté pour de nouvelles restrictions dans les 16 départements métropolitains où l'épidémie est la plus active. Mais il consent à un desserrement des contraintes pour le sport à l'école. Ce qui change pour le monde du sport.

La progression de l’épidémie et des variants a conduit le gouvernement à adapter sa stratégie depuis le samedi 20 mars dans 16 départements dont les Alpes-Maritimes. Une fois encore, la pratique du sport en sera impactée. 
« D’une façon générale, les mesures existantes pour la pratique des activités physiques et sportives hors du temps scolaire perdurent en France mais avec des restrictions de distance adaptées aux personnes qui habitent dans les départements soumis aux mesures renforcées ou qui souhaitent se rendre dans l’un de ces départements », écrivent, dans un communiqué commun, les ministres de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, et celle chargée des Sports, Roxana Maracineanu. 

Reprise des cours d’EPS sur « l’intégralité du territoire » 

En revanche, le gouvernement « a décidé la reprise de l’éducation physique et sportive (EPS) sur l’intégralité du territoire », contrairement à ce qu’avait annoncé, dans un premier temps, le Premier ministre Jean Castex. « Les scolaires seront donc autorisés à pratiquer dans les équipements couverts (piscines, gymnases…) dans le respect des protocoles applicables qui viennent d’être adressés aux rectrices et recteurs par le ministère ». Depuis le 16 janvier, la pratique du sport en intérieur était proscrite par le gouvernement. «Suspendu depuis deux mois, l’apprentissage de la natation peut donc reprendre pour l’ensemble des publics scolaires ». Les carences en natation des plus jeunes pourraient avoir des conséquences dramatiques sur le nombre de noyades à court et moyen terme.

Dans les 16 départements, des activités périscolaires et extrascolaires pour les mineurs « uniquement en extérieur » 

Dans les 16 départements concernés par les restrictions sanitaires en vigueur depuis samedi, « les associations sportives sont autorisées à poursuivre leurs activités pour les mineurs mais uniquement en extérieur ». C’est-à dire « dans l’espace public (dans la limite de 6 participants dont l’éducateur), dans les équipements sportifs de plein air sans limitation de nombre à condition d’être encadrés ». Toutefois, le couvre-feu (dans toute la France) et la limitation à 10 km autour du domicile (uniquement dans les 16 départements) devront évidemment être respectés.

« Pas de limitation du nombre d’adultes dans les équipements sportifs de plein air » 

Pour les majeurs cette fois, « la pratique sportive individuelle reste possible dans l’espace public comme dans les équipements sportifs de plein air sans limitation de durée, écrivent les ministres. Elle est toutefois limitée un rayon de 10 kilomètres autour du domicile pour les 16 départements concernés par les mesures de vigilance renforcée ». Les personnes résidant dans les autres départements ne peuvent se rendre dans les 16 départements sous surveillance au-delà d'un périmètre défini par un rayon de 30 kilomètres autour de leur domicile.
S’agissant de la pratique encadrée par un club ou une association, elle « est limitée à 6 personnes (éducateur compris) sur la voie publique ». « En revanche, si l’activité est encadrée, pas de limitation du nombre d’adultes dans les équipements sportifs de plein air. » 

Pas de changement pour les « publics prioritaires » 

Les sportifs professionnels, sportifs de haut niveau et autres sportifs inscrits dans le Projet de performance fédéral, personnes en formation universitaire ou professionnelle, scolaires, personnes détenant une prescription médicale APA et personnes en situation de handicap reconnu par la MDPH ainsi que l’encadrement nécessaire à leur pratique, « conservent l’accès à l’ensemble des équipements sportifs (plein air et couverts) ». 
Seuls les sportifs professionnels, les sportifs de haut niveau, les publics en formation professionnelle ainsi que l’encadrement nécessaire à leur pratique, seront, en revanche, « autorisés à déroger au couvre-feu désormais fixé de 19h à 6h dans le cadre de leurs déplacements pour accéder aux équipements sportifs, se rendre ou traverser l’un des 16 départements (avec attestation obligatoire) ». 
Deux précisions pour terminer : les éducateurs sportifs conservent, eux aussi, l’autorisation à déroger au couvre-feu, « uniquement au titre de leur activité professionnelle, c’est-à-dire pour encadrer les sportifs professionnels et sportifs de haut niveau ». Les coachs à domicile peuvent également « poursuivre leur activité professionnelle dans le respect des horaires de couvre-feu (19h à 6h) ».