©Laurent Thareau
LES PREMIERS JOURS DU STADE LAURENTIN VOLLEY-BALL SANS BALLON
Plus de championnat, le volley français est à l’arrêt a minima jusqu'au 5 avril. Du coup à Saint-Laurent-du-Var le temps semble long et le gymnase Joseph Pagnol terriblement vide.

Que ce soit à Cannes, Mougins, au Cannet ou Saint-Laurent-du-Var, ils sont tous logés à la même enseigne. Depuis vendredi et la décision de la FFVB de suspendre les championnats afin de limiter la propagation du coronavirus, ils sont privés de ballon. Au repos forcé, à l'image des Laurentines, qui ne savent pas quand elles reprendront le chemin de l'entraînement. Une situation inédite à laquelle président, entraîneurs et joueuses, françaises et étrangères, doivent faire face.

Les filles du Stade Laurentin, l’équipe du Stade Laurentin Volley-Ball comme les hommes de la N3, les équipes de réserve en pré Nationale ou en régionale ainsi que toutes les jeunes catégories, sont à la maison. «  On a appris la nouvelle comme tout le monde alors que nous nous préparions à notre premier déplacement dans ces play-down. C'est la décision la plus sage possible car la situation est compliquée. On va voir comment cela va évoluer, mais il était préférable de suspendre toutes les compétitions avant que cela ne tourne mal. Dans ces moments-là, le volley est secondaire", indique Gérard Rémond, le président du Stade Laurentin Volley-Ball. Pour notre part, nous avons établi trois priorités. La première concerne la santé de nos licenciés et de tous nos dirigeants. Il fallait que tout le monde soit en sécurité."

"Les contrats pro en chômage partiel"

"La deuxième concerne évidemment la santé financière du club. Nous sommes contraints de mettre les filles qui ont un contrat pro en chômage partiel dès lundi. Malheureusement, il n'y a rien d'autre à faire. Nous ne devrions pas avoir plus de dépenses pendant cette période. Pour ce qui concerne les frais de déplacement, cela dépend des compagnies. Certaines sont plus facilitantes quant à certains remboursements. Mais là encore, il faut attendre d'avoir un peu plus de visibilité. Pour la troisième priorité, à savoir le volet sportif , c'est le flou le plus total puisque nous ne savons pas si la suspension d’activité sera longue ou non. Nous ne pouvons donc même pas établir une date éventuelle de reprise des entraînements".  Reste que le championnat devra forcément avoir une fin : sera-t-il gelé en l’état, pourra-t-il reprendre ? « Il y aura forcément des discussions pour savoir ce qu’il devra se passer, poursuit Gérard Rémond. Et vraisemblablement des polémiques entre les partisans d'un arrêt du Championnat à ce stade ou de faire une année blanche et de reprendre l'an prochain avec les mêmes configurations de Championnat." Comme les autres présidents, Gérard Rémond et ses ouailles vont vraisemblablement devoir prendre leur mal en patience pour connaître le mot de la fin dans un thriller qui risque de durer.