Publié le 27/10/26 par Nicolas DUBOSCQ

Stade Laurentin Karaté : direction le Japon pour Elisa et Eric

C’est un rêve de gosse que sont actuellement en train de vivre Éric Thévenet et Elisa Marchione ! Un rêve qui a pris la forme d’un séjour et d’une participation à un rendez-vous prestigieux organisé début novembre au Japon.

Direction donc Tokyo et sa région pour ces deux adolescents licenciés au Stade Laurentin Karaté qui, grâce à leurs résultats, ont décroché leur ticket pour le Pays du Soleil Levant. Et c’est accompagné de leur professeur et mentor, José Galluccio, que ces deux jeunes pousses sont partis le 20 octobre pour cette aventure à la sauce soja.

À cette occasion, ils y disputeront dimanche 1er novembre le 46e Tournoi International de Tokyo en karaté Shidokan, avant un retour prévu le 3 novembre.

Mais qui sont ces deux jeunes karatekas qui représenteront la « Porte de France » lors de ce rassemblement prestigieux ?

Élisa - 14 ans depuis le 8 septembre - est en 3e au collège Saint-Exupéry. Éric quant à lui est en seconde et fêtera ses 15 ans le 29 novembre prochain. 



Tous deux ont poussé la porte du club de Saint-Laurent-du-Var très tôt, l’une il y a sept ans, l’autre à 5 ans et demi. Élisa a fait un détour par la boxe thaï pendant son séjour à Tahiti, une parenthèse qui a « complété » ses compétences en matière de combat.

Ce ticket pour le Japon, ils l’ont donc gagné grâce à leurs belles performances réalisées la saison dernière. À l’image des podiums qu’ils ont décrochés en Lituanie lors du championnat d’Europe, ou encore de la victoire d’Éric à Londres lors d’une compétition de Kyokushinkai, pendant laquelle il a combattu surclassé en poids et en âge. 

José a alors fait sa proposition aux parents, qui ont dit oui malgré l’investissement. Pour le coach, le Japon est « prestigieux », aussi bien pour le déplacement que pour l’endroit.

Sur le tatami, les deux adolescents ne s’expriment pas dans le même registre. 

Élisa entre dans la garde de l’adversaire et ne la lâche plus. « Elle n’a pas peur parce qu’elle a appris comme ça », explique José. Elle le confirme elle-même en assurant qu’elle « attaque directement » et qu’elle est « à fond pendant le combat ». Son principal défaut, elle l’identifie aussi. « Je ne tourne pas assez », reconnaît-elle, ajoutant que sa garde reste parfois « un peu basse ». Son coach pointe de son côté des jambes qui « ne montent pas assez haut ». Il lui reste à travailler la souplesse, un travail « très ingrat » selon José. 

De son côté, Éric aime « être aérien » et les coups de pied retournés. Il se définit par son mental et son cardio. « Je ne lâche jamais rien en combat, peu importe les points », assure-t-il. Sa garde, elle, reste « trop basse » aux yeux de José, et le jeune combattant se reconnaît lui-même « assez têtu » à l’entraînement. Leur entraîneur lui rappelle régulièrement qu’avec « un seul outil » pour mener son chantier, on ne le finit jamais.

Pour ces deux-là, le Japon est d’abord un rêve. Élisa le porte « depuis toute petite » et y va aussi pour rencontrer le créateur de leur art martial. Éric se souvient, lui, des trophées « à côté de la fenêtre » qu’il regardait enfant en se disant qu’il avait lui aussi « envie d’en avoir un ». Mais José a prévenu ses élèves qu’ils ne partaient pas au Japon pour faire du tourisme et « manger des sushis ». L’objectif tient en un mot : gagner. Une aspiration que nos deux graines de champion partagent avec leur maître.

Face à eux, il y aura des Japonais mais aussi des Européens. José les a briefés sur la mécanique des deux minutes de combat, « comme un sprint », insiste-t-il, où il faut être « à fond » tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie.

Si Éric et Élisa en sont là, ils le doivent à Marlon et Axel, deux aînés du club qui revenaient avec des coupes et qui les ont « inspirés » tous les deux.

Reste à souhaiter bonne chance à Éric et Élisa. Que ce rêve de gosse se solde par une victoire et devienne l’un de leurs plus beaux souvenirs.