Publié le 25/09/26 par Nicolas DUBOSCQ

Au Stade Laurentin, le basket féminin voit grand

Vingt-six gamines en U11, une équipe U15 qui frappe à la porte du niveau national, une présidente qui coache elle-même les seniors. Au Stade Laurentin basket, la saison 2026-2027 s'annonce comme celle de toutes les ambitions pour le secteur féminin.

Maguy Trifogli, présidente du club et directrice sportive des équipes féminines, dresse le bilan d’un secteur féminin qui continue de grandir, des premières « jeunes pousses » du mini-basket jusqu’aux équipes seniors.

Chez les plus jeunes, la dynamique a été nette la saison passée. Le mini-basket a vu arriver ses premières « jeunes pousses ». En U11, le club a quasiment doublé ses effectifs et a aligné deux équipes en championnat. La seconde a terminé deuxième de sa poule, portée par un groupe où les débutantes côtoyaient les confirmées. Les U13 se sont arrêtées en demi-finale régionale, une sortie honorable pour une génération jugée prometteuse. 

Quant aux U15, régionales comme départementales, elles ont refermé leur saison au milieu de tableau, mais avec « de l'envie, de la motivation et de la régularité ». De quoi retenir les licenciées d'une année sur l'autre, un enjeu numéro un pour la dirigeante.

Et c'est justement en U15 que le club franchit un palier inédit. Pour la première fois de son histoire, le Stade Laurentin accède à l'Élite, plus haut niveau national de la catégorie. Une belle performance car seulement 46 équipes sont retenues - après examen d'un dossier - à l'échelle nationale. L'équipe est confiée à Lucas Guignochot, entraîneur passé par le club de Charnay. Elle est construite « essentiellement de joueuses Laurentines ». Une fidélité au territoire que celle qui a pris le relais de Jérôme Arnoux revendique comme le cœur du projet. Cette dernière précise ne pas viser le titre mais « une belle représentativité ». En parallèle, l'équipe 2 évoluera au niveau régional ; un choix qui permettra d'offrir du temps de jeu à celles qui n'auront pas leur place en Élite.

Du côté des U18, le bilan est plus dur à digéré voir légèrement teinté d'amertume. En effet, le groupe - largement composé de joueuses tout juste sorties d'U15 - a échoué d'un point en demi-finale la saison passée. Ce qu'il en reste : un fort sentiment de revanche à prendre ! Une motivation supplémentaire pour une équipe qui est reconduite dans son intégralité et vise ouvertement le titre.

Côté seniors, les trois équipes féminines ont vécu trois saisons différentes. La National 3, coachée par Maguy elle-même aux côtés de Sébastien, a encaissé une relégation après une saison minée par les blessures. « Elles sont allées au bout », insiste la dirigeante, saluant un groupe qui a tenu malgré les défaites, quitte à traverser le Rhône pour revenir bredouille. La Seniors 2, dirigée par Stéphane, a décroché la place de vice-championne de pré-région. La Seniors 3, confiée à Daniel Ménardy, réunit surtout des mamans du club venues jouer sans pression. « Elles se régalent », glisse la dirigeante, entre goût du jeu et troisième mi-temps.

Sur le plan collectif, le club a fixé un cap commun à toutes les catégories féminines, une identité défensive assumée. « Nous, on appelle ça du run and trap », explique Maguy. Une défense haute et agressive, la prise à deux systématique, permet de lancer un jeu rapide vers le panier adverse. Cette identité se construit lors de réunions techniques organisées quatre fois dans la saison durant lequelles un référentiel de compétences précis est fixé catégorie par catégorie allant du du lay-up en U11 au tir à mi-distance en U13.

Reste la question des chiffres. Le club compte 429 licenciés toutes catégories confondues, dont 120 féminines la saison passée. Un chiffre que la dirigeante espère « égaler et même augmenter » cette année, reconnaissant dans la foulée qu'il y a « encore du boulot niveau parité ». Bien que cette part commence à être conséquente, elle ne représente encore qu'un petit tiers de l'effectif total.

Les championnats régionaux et nationaux ont repris depuis la mi-septembre, le reste des catégories vont - quant à elles - retrouver le parquet dans les prochains jours... Souhaitons à toutes les joueuses du SLB ont une saison faites de succès, de réalisations personnelles

Et souhaitons à cette association bientôt centenaire d'être le « club familial», le « club convivial » et le « club formateur » espéré par la nouvelle présidente. Une ambition pour la saison à venir, voir même au-delà pour l'avenir du basket laurentin.