La Ciotat : un premier test révélateur
La reprise s’est jouée à domicile contre La Ciotat, une équipe qui avait infligé un 76‑3 à l’aller. Cette fois, les Laurentins ont tenu une première mi‑temps pleine. « Entre le premier match et le deuxième, il y a un monde », résument-ils tous les deux. La différence s’est ensuite faite sur la profondeur de banc. « Le banc, aujourd’hui, on ne l’a pas. Et quand il rentre, il nous coûte des points », admettent-ils, tout en reconnaissant l’investissement des joueurs concernés. Face à un groupe adverse qui travaille ensemble depuis quatre ans, le SLR avance encore dans sa reconstruction.
Mandelieu : un contexte tendu, une attitude solide
Le déplacement à Mandelieu s’est déroulé dans un contexte tendu après un match aller violent. Trois arbitres, deux délégués, un encadrement renforcé. Finalement, la rencontre s’est jouée sans incident, mais l’adversaire a imposé sa densité et son expérience. Tristan et Yohan retiennent surtout l’attitude. Indiquant qu’« on n’a rien lâché, jusqu’à la 80ᵉ. Même quand le match était plié, les mecs se sont envoyés comme des fous ». Ajoutant que « c’est cet état d’esprit qu’on veut pour la suite ». Un état d’esprit qui devient aujourd’hui la base du projet.
Antibes : une victoire qui laisse un goût amer
La réception d’Antibes a offert une victoire, mais avec un goût amer. Saint‑Laurent menait 40 à 12, déroulait, surprenait. Puis les rotations ont fait basculer le match. Les coachs racontent, « Ils remontent et on finit à 43‑40… On a failli le perdre à la maison ». Ce succès reste pourtant essentiel dans la course au maintien, d’autant que le LAS s’est imposé contre Bastia. Il apporte aussi une satisfaction symbolique face à un club qui avait attiré plusieurs joueurs en début de saison. Ils confient, « c’est une fierté de sortir la tête de l’eau et de leur dire que Saint‑Laurent, ce n’est pas fini ».
Bastia : des titulaires absents et trop d’erreurs
Le déplacement à Bastia a confirmé les difficultés du moment. L’équipe est arrivée tard, a manqué son entame et a concédé plusieurs essais sur des erreurs évitables. Les coachs confient, « on n’est jamais vraiment descendus de l’avion ». Dès que Saint‑Laurent a mis du jeu debout, l’équipe a avancé, mais il manquait neuf titulaires. Ils rappellent, « neuf, c’est la moitié de l’équipe ». Poursuivant, « et ça se voit sur les ballons hauts, sur la sérénité devant, sur les essais casquettes ». L’intersaison s’annonce déterminante. « Il va falloir faire un gros boulot pour faire mieux l’année prochaine » assurent-ils.
Quatre matchs à jouer, quatre finales à remporter
Pour la suite, les quatre derniers matchs s’annoncent comme autant de finales. Les entraîneurs refusent de se projeter au‑delà du prochain dimanche. Ils répètent « match par match. On te dira lundi comment on appréhende Carcassonne ». L’objectif est clair : prendre des points, peu importe la manière. « On veut des points, même 1, on prend », insistent-ils. Le duel contre le LAS à la maison pourrait devenir le match du maintien, mais seulement si l’écart reste d’un point. Là encore, ils temporisent : « ça, on te le dira dans deux semaines ».
Un groupe qui reste mobilisé
Malgré la pression, nos deux entraîneurs assurent que la confiance ne les quitte pas. Ils expliquent, « on n’arrive pas à attaquer un mercredi sans se dire qu’on va gagner ». Croyant dur comme fer au maintien, ils rappellent que rien n’est joué, ni pour eux, ni pour leurs concurrents directs. Poursuivant, « tant qu’il reste des matchs, on y croit ». Cette conviction – leur conviction – doit porter le groupe jusqu’au bout selon eux.
La gestion de l’effectif reste un enjeu majeur. Chaque semaine, l’incertitude plane sur les disponibilités : « on ne sait pas qui on aura dimanche, ni le dimanche d’après », résume Tristan. Cette instabilité n’empêche pourtant pas le groupe de rester mobilisé. Certains joueurs demandent même à accompagner l’équipe en déplacement sans être sur la feuille. « Tu pars à Bastia, t’en laisses sur le carreau alors que tout le monde veut venir. Qui fait ça ? », sourit Yohan. Malgré une équipe encore en construction, les deux coachs soulignent l’existence d’un noyau — de 15 à 17 joueurs — solide, investi et familial. Un socle sur lequel ils comptent s’appuyer pour préparer la saison prochaine.
Se projeter : construire deux équipes
Le projet 2025‑2026 vise entre autres de constituer deux équipes. Ce qui leur permettra d’avoir plus de concurrence et plus de densité. Mais avant les grandes manœuvres de l’intersaison, il y a un maintien à aller chercher ! Et une chose est sûre : ils vont se dépouiller pour y arriver.
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