©Photo Michael Toffolo
GAËL KERINEC, LE PARI DE LA PASSE
Pour sa deuxième saison au Volley-ball Stade Laurentin avec la N3 masculine, le joueur de 21 ans entend donner un second souffle à sa jeune carrière

A 21 ans, Gaël Kerinec, va débuter à Pagnol sa seconde saison en N3 Volley-Ball Stade Laurentin. Le natif de Soissons qui a débuté le volley-ball à l'ASPTT Nice en 2006, va connaître un grand changement dans sa carrière. Du haut de ses 1,90 m il s'apprête à embrasser son nouveau rôle de passeur.

Gaël, avant d'arriver au VBSL il y a un an, vous aviez joué au Nice Volley-Ball...
J'y ai vite progressé mais rapidement stagné aussi. Je ne jouais pas avec la Nationale 2 - ou si peu - mais plutôt en Pré-Nationale et par conséquent le projet de Saint-Laurent du Var en Nationale 3 m'a intéressé : évoluer avec des joueurs plus âgés et ayant l'expérience du haut niveau. Etre entraîné par l’expérimenté Michel Desmet m'a aussi décidé.

Vous êtes arrivé dans un contexte particulier avec donc un changement de coach puisque Michel Desmet a pris les rênes de l’équipe et une profonde refonte du groupe...

Tout n'a pas été simple au début. Il y a eu de nombreux changements au sein de l'équipe avec l'arrivée de beaucoup de jeunes. Il a fallu que les cadres découvrent les petits nouveaux, mais au final, nous avons un bon groupe.


Les victoires ont fini par arriver en 2020 avec beaucoup de soulagement ?
Quand on gagne tout va toujours bien ! Je pense que c'est durant cette période que nous avons vraiment trouvé le bon feeling, permettant les victoires qui nous ont fait sortir la tête de l'eau, même si la réalité nous a vite rattrapé en nous inclinant face à des concurrents directs au maintien.

Finalement, la réception d'Aubagne le 29 février fut le dernier match... Bien avant le début du confinement...
Si quelqu'un avait parié que ce serait notre dernier match de la saison personne ne l'aurait cru ! Mais après cette coupure, on a su rapidement que nous étions maintenus ! Par la suite, nous avons tous essayé de faire de la musculation, de travailler, d'étudier etc... On a aussi soutenu deux de nos coéquipiers travaillant pendant cette crise via les messages mais sinon Quentin Carniel était toujours là pour envoyer sur le groupe Whatsapp deux ou trois bêtises (rires).

Vous vous êtes revus depuis la fin du confinement ?
Oui. Pas tous. Mais certains au beach ou en soirée. On a aussi revu Michel Desmet à Mandelieu pendant un green (volley-ball sur herbe) et pour discuter de la saison prochaine, tout ça en rigolant de notre niveau après deux mois sans toucher un ballon !

Ton avis sur le recrutement ?
Les nouvelles recrues sont des jeunes pour la plupart et ils vont très bien s'intégrer dans ce groupe. On se connait déjà soit par le beach soit pour avoir déjà joué ensemble. Tout se passera très bien ! Maintenant, après autant de temps sans match, on espère que chacun aura la soif de victoire. Cela va donner des matchs vraiment intéressants avec un très bon niveau.

Il va y avoir du changement pour toi à la rentrée car tu vas endosser le rôle de passeur...
J'ai toujours aimé dépanner à la passe que ce soit avec Nice ou Cagnes-sur-Mer. Michel m'en avait parlé en début d'année et m'a toujours fait bosser à ce poste. C'est après la victoire à Ajaccio où on avait joué sans passeur je lui ai dit que je voulais me focaliser sur ce poste et que j'étais bien plus utile qu'en réceptionneur / attaquant. D'ailleurs, je devais finir la saison à la passe... A mon âge, je ne peux plus rien espérer au poste 4, c'est pourquoi prendre le rôle de passeur sera un véritable challenge pour moi cette année !

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Déjà la santé à tous ! Collectivement, je pense qu'on sera à la hauteur et que cette année servira de saison de transition pour chercher la première moitié de tableau. Individuellement, j'espère être à la hauteur des attentes de mes coéquipiers et de Michel, mais ça on ne le verra qu'après les premiers matchs