©Photo Laurent Thareau
LE RUGBY STADE LAURENTIN MAINTIENT LE CAP
Malgré la crise du Covid-19, le Rugby Stade Laurentin a réussi à maintenir le cap et fourmille de projets. A l'aube d'une nouvelle saison, le club du président Grégori veut afficher des ambitions nouvelles

Avec son optimisme naturel, le président du Stade Laurentin Rugby, Philippe Gregori, est plus que jamais tourné vers l'avenir. Et cela même si le Covid-19 est encore bien présent. Le protocole très lourd dicté par la Fédération Française de Rugby aussi contraignant soit-il a permis de rouvrir le rideau. "Ca été dur. Il nous faut rebondir. Dès la rentrée nous allons prévoir des manifestations pour retrouver ce lien si important. Et puis nous allons avoir une nouvelle buvette à inaugurer puisqu'elle sera construire durant l'été. On n'y manquera pas (rires)."

Depuis quelques jours, le sport a repris ses droits. Si les contacts sont toujours proscrits, la transmission du ballon est désormais autorisée. Chaque joueur, en manque cruel de rugby, est présent pour du physique jusqu'au 15 juillet avant de débuter la réelle préparation de la saison suivante juste après le 15 août. Si tout va bien, le championnat Honneur senior reprendra le 27 septembre. "Sportivement l'arrêt de la saison a privé notre équipe fanion, d'une fin de saison palpitante car nous étions toujours en course pour la montée en Fédérale 3". Ce n'est aujourd’hui que partie remise. L’accession est visée dans les deux ans à venir. Pour remplir cet objectif, le staff technique peut s'appuyer sur un groupe très stable. Si, au sein des 70 joueurs qui composent les deux groupes seniors, certains anciens arrêtent ici et là, il n'y a pas de départ et au contraire des arrivées en provenance de Monaco pour certains mais surtout du Stade Niçois, où les lignes sont en train de bouger. 

Passerelle avec Nice

Le club voisin accède cette saison à la troisième division. C’est une vague sur laquelle, les Laurentins ont choisi de surfer et de créer une passerelle. " Nous sommes en très bons termes et chacun a intérêt à ce que tout se passe bien. Nous pouvons être aussi une pépinière pour eux. Pour les parents, c'est très simple d’emmener les enfants aux entraînements. Les meilleurs de chez nous peuvent les rejoindre. C'est important car pour nos jeunes, hormis Grasse, c'était ensuite Toulon. Aujourd'hui Nice a les ambitions et les moyens de monter en Pro D2 très prochainement. Pour nous, c'est une aubaine."

Le Stade Laurentin compte aussi très prochainement sur une rénovation complète du complexe des Iscles avec deux terrains intégralement dédiés à la pratique du rugby. "Nous allons nous étoffer avec de nouveaux équipements ce qui permettra un échange de qualité des jeunes. Les deux clubs ont tout à y gagner. Associés, Nice et Saint-Laurent peuvent créer une vraie place centrale de la formation du rugby dans le Sud-Est."

La Coupe du Monde 2023 en ligne de mire

Quant à la rénovation des Iscles, il entre aussi dans ce qui doit être un tournant dans la vie du club. La France et Nice notamment vont accueillir la Coupe du Monde 2023. L'objectif du président Gregori serait d'accueillir une nation le temps de la compétition. "Ce serait pour nous une formidable vitrine et une grande expérience à vivre." L'occasion aussi de bénéficier d'une belle visibilité, utile pour renégocier les contrats avec les partenaires. D'ailleurs, en dépit de ces temps difficiles, le mécénat est toujours au rendez-vous. "Des premiers retours que nous avons, aucun ne devrait nous quitter. Si on peut s'attendre éventuellement à quelques baisses, nous sommes confiants » Ce ne sera pas de trop quand on sait que la fin de saison tronquée a fait subir une perte sèche d'environ 8000 euros au club.

Différentes aides devraient arriver et être mises en place dans les semaines à venir ce qui fait dire à Philippe Gregori que, pour son club, bien que la FFR prévoit, globalement, une baisse de 30% des licenciés sur le territoire, tout ne sera pas noir. "La balle est dans notre camp. C'est à nous de nous montrer, notamment en faisant des actions dans les écoles, pour rassurer les enfants et surtout les parents. Si on ne connaît pas encore la situation ni les protocoles qui devront être mis en place en septembre, nous ferons tout pour être aux normes et accueillir chacun comme il se doit." Et ainsi convertir l’essai.